En réalité, par suite de la législation sur les dommages de guerre, chaque sinistré avait droit à une indemnité versée par l’État. Les 600 sinistrés malouins ont préféré la mise en commun de leurs créances plutôt que le financement individuel.

Cette méthode eut l’avantage de permettre l’efficacité la plus grande pour financer d’une part et faciliter aussi la logistique organisationnelle des chantiers sur les 65 îlots de manière à déterminer des priorités : bordure des remparts, portes principales, axe principal. Les sinistrés regroupés dans l’ASR pouvaient financer, dans la limite de 15 % du total, la soulte résultant de la différence entre la créance reçue et le coût de la reconstruction, soit par apport personnel, soit par achat d’indemnités d’autres sinistrés. On imagine les tractations qu’induirent ces possibilités